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30 juin 2008

Arrosage automatique

Arrosage2Hier, dernier dimanche de juin. Mon mari et moi étions invités à un méchoui chez des amis. Zhom avait été sollicité pour la mise en place des tables, bancs, parasols et autres petites choses indispensables à un déjeuner à l'extérieur. Nous devions être une trentaine, donc pas mal de travail  avant, pour les bénévoles. J'avais bien sûr proposé mon aide. Mais comme mes talents culinaires n'avaient pas été retenus par le jury et que, par conséquent, l'on n'avait point besoin de mes services, je me retrouvais avec ma matinée devant moi. Ô bonheur! toute une matinée pour moi toute seule!!!

Le matin, en allant soigner les bêtes, je n'avais pas osé transférer les canetons avec leur mère, que j'avais dans la nursery, pour les mettre dans le petit parc. Cette cane est une lionne lorsqu'elle a des canetons, et chaque fois que je la manipule (pour la transférer de la nursery vers le parc, dans le cas présent), je me retrouve toujours avec des plaies. Et je n'avais pas envie d'avoir des plaies avec la chaleur qui s'annonçait...

Donc, j'avais  beaucoup de temps devant moi. Chouette! Je vais laver la turvoi! Depuis le temps que je voulais le faire, mais pas le temps. Tant que la température est douce et que j'ai encore de l'ombre dans la cour et dans le jardin. Je prends ma clé,  je démarre la voiture ( au quart de tour, ma pôtite voiture), fais monter le chien sur le siège arrière (jamais sans mon chien!), manoeuvre et vais me garer en bordure du jardin. Mon mari nous a installé un super dispositif d'arrosage en T, qui permet de brancher deux tuyaux, et donc d'arroser aussi bien mon jardin floral que son jardin potager.

J'attrape le deuxième tuyau pour y brancher la brosse à long manche pour laver ma voiture. Mais, oh oh!! qu'est-ce qui se passe? C'est quoi ce bazar? Le deuxième robinet n'a plus le manchon pour brancher le tuyau....Bon je vais me brancher sur le premier... ben non, l'arrosage du potager est en route!!...Là, je vous avoue que je sentais la moutarde me monter au nez...

Je remets  le chien dans la voiture, les éponges, et me revoilà dans la cour. Je me gare à l'ombre, parce que, sinon, le soleil me sèche la voiture au fur et à mesure du lavage avant que j'aie pu rincer. Et voilà Zhom qui revient de chez nos copains pour prendre des tréteaux dont ils ont besoin pour les tables. Me voyant m'escrimer avec la brosse et le seau d'eau, il me demande ce que je fais à laver ma turvoi dans la cour alors que nous avons tout ce qu'il faut dans le jardin. Et je lui explique, quelque peu énervée, le tuyau que je ne peux pas brancher, nanani na na na ....Donc nous voilà au jardin, et il me montre comment brancher avec son système automatique. OKAYYYYYYYYYYYYYYY! :)  C'est très bien la technique, suffisait de m'expliquer!

Belote et rebelote! je repars avec ma voiture pleine de mousse sur la pelouse à côté du jardin, j'ouvre le robinet, et je rince..... Le chien est très sage sur la banquette arrière, bien qu'un peu étonné de se retrouver sous l'eau sans être mouillé. Je le vois bien à son regard, qui suit chacun de mes mouvements, alors que d'habitude le chien dort paisiblement. Et tout d'un coup, je sens quelque chose de froid le long de ma cuisse et de mon genou....un contact froid et humide, désagréable....je regarde, et je me rends compte que l'eau gicle au niveau des deux raccords automatiques des tuyaux, et ma jupe est toute mouillée du côté droit!! C'est le tissu trempé qui vient de se coller sur ma cuisse quand je me suis étirée pour rincer le toit de ma turvoi....J'aurai tout eu, ce dimanche!

J'ai donc coupé l'eau, qui vient de la source, j'ai ramené ma voiture dans son garage où j'ai fini de l'astiquer, et je suis allée moi-même ensuite sous la douche, trempée, suante et dégoulinante.

C'était histoire d'eaux, sous un soleil radieux, par un beau dimanche de juin, tsoin-tsoin!

Et voici quelques photos du potager en cour d'arrosage, pour vous rafraîchir!!

Arrosage1

                                                 

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Posté par abeliart à 10:43 - FAUT RIGOLER - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


15 juin 2008

Vous vous trompez de numéro...

Depuis environ trois semaines, je suis "harcelée" par des appels téléphoniques dont les auteurs cachent leurs numéros. Comme j'ai des amis sur liste rouge, je répondais aux "Appels masqués", pensant que ce pouvait être eux qui m'appelaient. Au début, donc, je répondais. Mais plus maintenant. Et celà m'a rappelé une anecdote.

La scène se passe au début des années 1980, époque pas si lointaine où les téléphones n'étaient pas branchés sur l'électricité, et avaient un cadran à trous pas vraiment commodes pour qui avait de gros doigts ou de longs ongles.

Ce matin - là j'étais en train de faire ma vaisselle lorsque le téléphone sonne. J'attrappe l'essuie-mains et je décroche le combiné. Avant que j'aie pu dire autre chose que " allo, j'écoute", une voix féminine me débite un "Ici la Société Machintruc, je voudrais parler à Madame Unetelle".

"Désolée, Madame, vous vous trompez de numéro: madame Unetelle n'est pas ici." Elle me raccroche au nez. Soit. Je repars vers mon évier et reprends ma vaisselle. Le téléphone re-sonne. J'attrappe de nouveau l'essuie-mains, je re-décroche le combiné et belote et re-belote, la même voix de femme me débite la même rengaine à laquelle je réponds calmement la même chose, et me re-fais raccrocher au nez. Soit. Mais là, je me suis dit: "Ma cocotte, si tu rappelles, je te réserve une surprise!"

Dans les années 1950-1970 il y avait une bande "d'amuseurs" dont faisait partie Francis Blanche. Et Francis Blanche adorait faire des blagues téléphoniques avec ses potes, et c'était souvent hilarant pour les auditeurs. Peut-être un peu moins pour les "victimes".

Je me suis donc inspirée d'une blague de Francis Blanche.

Alors vous pouvez imaginer la scène: je suis là, debout devant le meuble où trône le téléphone, l'essuie-mains sur l'épaule, à attendre la sonnerie. Qui ne s'est pas fait attendre...Je décroche, je ne dis mot,  je prends une grande inspiration (vous savez, comme quand on va chanter,il faut avoir du souffle en réserve) et, prenant la voix la plus grave que mes cordes vocales me permettent:

"Da! Ici ambassade Union Soviétique, j'écoute"-

Un "blanc",silence au bout du fil...Et soudain, la voix féminine qui m'enquiquine depuis un quart d'heure s'exclame d'une voix blanche:

"Oh merde, je me suis gourrée de numéro...." et elle raccroche. Pas bien polie, la brave dame.....

Je raccroche à mon tour, lentement, lentement, et je pars d'un éclat de rire...homérique!!!! J'ai bien dû rigoler devant mon téléphone pendant cinq bonnes minutes, mon estomac me faisait mal et des larmes coulaient sur mes Joues, j'étaient pliée en deux!!!! Je vous laisse imaginer la scène, je peux vous assurer que ce jour -là  est resté gravé dans ma mémoire.

Posté par abeliart à 18:45 - FAUT RIGOLER - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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